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Naviguer en Sardaigne

Naviguer en Sardaigne

Nous entamons notre tour du monde – Direction la Sardaigne !

1er février 2016, notre grand départ est lancé, depuis notre port d’attache, Port Leucate.

Concernant notre traversée dans le golfe du Lion, nous avons eu droit à tous les types de temps et de vents. Nous avons rencontré de 5 jusqu’à 30 nœuds de vent. Fidèle à elle-même, la méditerranée était bien agitée.

 

Nous sommes maintenant, en mer depuis quatre jours dans l’attente de rejoindre la terre Sarde…

On rêve déjà de la bonne cuisine Italienne. Hmmm… sur une petite terrasse en  bord de mer à déguster une délicieuse pizza à pâte fraiche. On imagine aussi, la belle nature, les petites criques, et de belles randonnées à faire.

En effet, il y a de l’idée, nous n’y sommes pas loin.

Porto Conte

Nous arriverons ce 1er février 2016, par le nord-ouest de l’ile. Nous nous abriterons pour notre première nuit dans la baie de « Porto Conte » à côté « d’Alghero », entre les falaises qui nous protègent du vent. La baie est paisible et sauvage, il n’y a pas grand monde, juste la nature qui domine.

Après une bonne nuit de repos, nous sommes prêts pour une visite sur le continent. Nous serons accueillis par le « marinero », très sympathique, qui nous indiquera les chemins à prendre.

C’est donc parti pour la découverte de la « Grotta di Nettuno », avec ses 654 marches le long de la falaise. La vue de cette mer qui claque sur les rochers est spectaculaire.

Pour 13 euros par personne, un guide nous fera visiter la grotte et nous expliquera son histoire.

Nous continuerons la journée en explorant les sentiers battus de la réserve naturelle, « Le Prigionette », 12 km de forêt et de côtes rocheuses, jusqu’à l’imposant phare en bout de falaise. « Copa Caccia », splendide point de vue, ou le paysage y est grandiose.

Nous sommes déjà enchantés par le commencement de notre aventure. Nous terminerons la journée, au bateau, autour d’un petit souper pour fêter notre arrivée.

Bosa 

De bon matin, nous quittons notre jolie baie en direction de Bosa, où nous irons au port pour remplir les cuves et le frigo.

Nous arrivons à destination dans l’après-midi, et ainsi profiter du reste de la journée. Mais avant cela il faut amarrer avec 15 nœuds de vent nous poussant sur les autres bateaux. Après trois reprises, nous y sommes. Nous pensions être soulagé, mais le propulseur fait des sienne… Il ne remonte plus, l’amarre s’est coincée dedans. Cédric enfile la combinaison pour plonger dans l’eau à 15 degré et nous décoince le tout. Génial, il a réussi ! Nous irons ensuite payer notre place de port, 19 euros pour la nuit avec eau et électricité.

Nous profiterons de notre après-midi pour aller nous promener dans Bosa. Mais nous sommes un peu déçus. La ville n’est pas très propre et assez vide. Le rythme de vie est différent de chez nous. De 13h00 à 17h00, tous les magasins sont fermés. Nous avons donc marché dans des rues désertes. Pour passer le temps, nous nous sommes arrêtés dans une taverne pour boire un verre et manger un sandwich, mais le sandwich fut tout aussi décevant.

Nous retenterons notre chance le lendemain pour découvrir la ville. Nous irons d’abord nous promener sur la plage et le long du bunker. Chouette moments et une joie pour Ginger qui s’y défoule.

Bosa est connue pour ses façades de couleurs pastelles et pour son château médiéval éminent sur le sommet de la ville. Erwin sortira son drone pour l’occasion et nous gardera de belles images.

Ensuite, en fin d’après-midi, jour de chance, nous tombons en plein carnaval ! Les habitants, adultes et enfants sont déguisés. On croise la famille des Pharaons, la famille des travestis ou encore la famille des esquimaux. L’ambiance est détendue et à la fête. De quoi nous réconcilier avec Bosa.

Résumé vidéo :

Côte Ouest Sardaigne from Larwin Le Voilier Jaune on Vimeo.



Golf di Oristano :

Après une bonne navigation, avec le vent dans les voiles, nous arrivons au port d’Oristano vers 21h00. Je n’aime pas arriver de nuit, mais mon capitaine gère bien la route et il a repéré une petite place pour nous accoster au ponton.

Pour la petite anecdote sympa : En pleine manœuvres d’amarrage, il faut généralement réagir rapidement pour contrôler le bateau. Sous le feu de l’action, en plein mouvements à rattraper les amarres, le gilet de sauvetage de Cédric se gonfle le déstabilisant complètement ! Sa lichette c’est prise dans la filière… Ce fut tellement comique !  Nous en gardons un excellent souvenir.

Petite anecdote moins sympathique : Nous retrouvons le garde pour le prévenir de notre arrivé et par la même occasion, pour lui demander les tarifs. Il nous explique aussi que les douches sont comprises et que nous pouvons y aller, même maintenant. On se fait donc une joie de prendre une bonne douche chaude et de pouvoir faire couler l’eau autant qu’on le souhaite. On y va, tous impatient. Malheureusement, ce fut la pire des douches ! Sale et ultra froide… Horrible. Je reprendrai mes affaires et je la prendrai dans le bateau.

Le lendemain, au programme, visite de la ville  « Oristano ». Quelle aubaine, nous tombons le jour du grand cortège de carnaval. La parade ne commence qu’à 14h00. Erwin en profite pour vite aller chez le coiffeur. Il me reviendra tout beau et typé comme un Italien. ☺ Cela nous laisse également le temps de nous perdre dans les ruelles.

Une grande partie des rues, environs la moitié de la ville, sont recouvertes de sable pour accueillir la courses des chevaux. La taille de la piste, la quantité de sable et le nombre de barrières amené pour l’occasion est spectaculaire.

14h00, nous entendons les tambours retentir. Génial, ça commence… Nous suivons le défilé et assistons à la rencontre des équipes à dos d’ânes. C’est tout une cérémonie qui se termine par la « Sartiglia », ce qui signifie, « l’anneau » à transpercer à la suite de la remise du masque et pour annoncer le départ de la course ! NB : au plus il le touche, au plus l’année à venir sera fructueuse.

Ce fut exceptionnel et une chance inouïe pour nous d’arriver à cette date pour assister à ce magnifique carnaval d’Oristano. (Voir article)

Le centre d’Oristano surprend agréablement avec ses belles rues commerçantes, ses jolies places et édifices ainsi que par ses cafés animés. Hormis des églises et quelques musées d’art et d’histoire, il n’y a pas grand-chose à voir, mais la ville est plaisante.

Carloforte :

Je dois avouer que nous sommes arrivés à bon port, dans la « marina Siefredi », mais non sans mal.

En partant d’Oristano, une longue journée de navigation nous attendait, 50 miles nautiques (ce qui représente une moyenne de 10h00 de navigation).

Nous avions environs 10 nœuds de vent, mais au près. Le vent n’étant pas favorable pour notre direction, nous avons entamé un long bord et ainsi récupérer la trajectoire par la suite.

Nous jouons entre la trinquette et le génois pour avancer au mieux.

Nous savons que dans quelques heures, une tempête arrivera droit sur nous. Mais la mer est déjà noire et très agité, le ciel est d’un gris ténébreux. Elle est en avance, nous sommes dedans, pris dans de gros grains. Les catastrophes arrivent, le fil de pêche que nous avons oublié d’enrouler, se prend dans l’éolienne, ensuite, en virant de bord, il s’est pris  dans la dérive…

Heureusement plus de peur que de mal, on dira que l’on apprend de ses erreurs.

Vers 21h00, on arrive au port, mais dans de mauvaises conditions ; de nuit, dans le noir avec énormément de vent et de courant. Nous ne savons pas et nous ne voyons pas  ou se trouve exactement l’entrée du port ni même dans quel enceinte nous devons nous mettre. Nous faisons d’abord un tour d’honneur dans la baie pour repérer les lieux. Mais juste à ce moment, un gros ferry rentre aussi dans  la baie, il fonce droit sur nous et nous klaxonne dessus car il entreprend ses manœuvres et il n’attend pas ! Gros coup de stress, mais nous serons fiers de nous, nous avons trouvé une belle place et nous avons parfaitement réussi nos manœuvres d’amarrage.

(La nuit est à 22 euros avec l’électricité).

Le lendemain, après une bonne nuit de repos bien mérité, nous allons visiter la ville et flâner dans les ruelles en pavés, qui sont très jolies, colorées, plus riches et plus propre que les précédentes villes que nous avons visité. Mais attention, ça monte ! ☺

Il n’y a pas grand-chose à visiter, mais Carloforte illustre bien l’élégance de la méditerranée, de par sa belle architecture, ses majestueuses terrasses, le front de mer planté de palmiers et en fond, la colline verdoyante.

Nous rentrerons, ensuite, en fin d’après-midi au bateau, pour nous préparer à une navigation de nuit pour rejoindre Cagliari.

Cagliari, la capitale : 

70 miles nautiques de nuit pour y arriver. Les quarts ce sont bien passé, rien à signaler. Heureusement, le temps était en ma faveur. ☺ La mer était tellement calme que nous avons dû tout faire au moteur. Le vent, quant à lui, n’était pas assez puissant et très instable, nous n’avons donc pas eu l’occasion de sortir le génois.

Pour la suite, le timing est parfait ; nous arrivons en fin de matinée, dans la lueur du jour, pour traverser le long chenal des cargos. Nous sommes prudent et bien attentif, chacun à son poste, mais la chance sera aussi avec nous, nous n’en croiserons pas.

Au port, nous nous préparons et nous faisons tout beau, surtout Cédric, car il a un rendez-vous galant avec Virginia. Virginia, nous fera visiter toutes les églises, la citadelle, les places et points principaux de la ville. Ensuite, elle nous emmènera manger dans son restaurant préféré, dont la spécialité est les pâtes et les fruits de mers. Nous nous régalerons avec leurs raviolis ricotta et sauce pomodore. Le cadre est ravissant, en sous-sol au plafond arc-bouté, et grâce à elle, des serveurs tout aussi sympathiques. Nous poursuivrons la soirée, dans un bar, où elle nous y fera découvrir « la » boisson – spéciale Sarde : LE MIRTO ! ☺

 

L’ambiance est au plus haut, c’est super chouette.

Nous la remercions encore grandement, car elle fut une adorable et extraordinaire guide. Sans elle nous n’aurions pas pu visiter, découvrir et déguster aussi bien cette grande ville. On s’y serait probablement perdu et bien moins intéressé.

Villasimius et Capo Carbonara :

La fin de notre aventure en Sardaigne touche à son but.

Nous décidons de quitter le port de Cagliari pour rejoindre l’extrême pointe de la Sardaigne, « le Golf di Carbonara ». Par ailleurs, cela nous permettra aussi de ne pas payer une deuxième nuit au port à 42 euros et d’avancer de 20 miles nautiques par rapport à la traversée qui nous attend.

La traversée est agréable, avec un vent de 15 à 20 nœuds qui nous fait avancer à une moyenne de 5  à 7 nœuds. Sur place, nous irons mouiller, à l’abri, derrière une petite falaise.

Nous sommes seuls dans la baie, la roche est superbe et le sable blanc, nous ne résistons pas à la tentation d’aller nous y promener avant le coucher du soleil. Les promenades y sont très agréable, nous pouvons conclure que nous aurons profité jusqu’au bout des derniers moments que nous offre la Sardaigne.



Iles Maddalena :

Ce 9 aout 2016, nous voilà de retour sur les terres Sardes, pour visiter les iles que ne n’avions pas faites. Ce que l’on en retient ; une eau cristalline comme nous n’en avions jamais vue, de magnifiques criques sauvages entre la terre rouge et l’eau turquoise, un  contraste splendide, une température agréable pour nager, de belles plages quoique bien emplies, de courtes distances entre les nombreuses criques, un spectacle de yachts plus grand les uns que les autres, un vrai plaisir !

En tant que marin,  nous avons bien aimé nous y aventurer.

 

Quelques bouquins pour vous aider dans votre navigation:

 

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