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Navigation dans les îles éoliennes

Navigation dans les îles éoliennes

Les îles Eoliennes

Nous sommes le 16 février 2016, il est 10h00 du matin et nous quittons la baie de Céfalu en direction des iles Eoliennes.

La Sardaigne et la Sicile nous ont déjà offerts de superbes lieux, souvenirs et rencontres qui resteront gravés dans nos mémoires. Cependant, nous avons hâte de découvrir ses fameuses « iles Eoliennes ».

Pour y arriver, nous avons 48 miles nautiques à parcourir.

Nous sommes au moteur, il n’y a que trois à quatre nœuds de vent. Nous sortons le geneeker qui nous permet d’avancer un peu plus vite.  On ne dit pas « non » à un nœud de plus. Nous en profitons aussi pour sortir la canne à pêche. On est le long des côtes et « ça mort » ! Zut, le poisson devait être trop gros, le fil s’est cassé et même le moulinet s’est déformé… ça sera poulet sauce aigre-douce pour ce soir.

En soirée, le vent se lève, enfin, nous permet d’avancer et d’arriver vers 23h00 pour mouiller en face du volcan de Vulcano, à Spiaggia Sabbia Nera, non loin du port « Porto di Levante ».

Vulcano :

De bon matin, nous nous préparons pour notre première ascension de 391 mètres – la montée de Vulcano. Sac à dos remplis, annexe au ponton, excitation au rendez-vous, nous entamons nos premiers pas dans le sable noir.

Vulcano

@Larwinlevoilierjaune

Hors saison, le chemin n’est pas bien indiqué. Nous tentons l’aventure et prendrons le chemin de droite. Grosse erreur… A mi-hauteur, le chemin s’arrête et nous nous retrouvons entourés des chèvres et leurs cloches qui retentissent de gauche à droite. Je pense qu’il faut faire demi-tour, mais pour Erwin et Cédric, il suffit de monter jusqu’en haut et on y est presque. On se faufile donc entre les arbustes en suivant les traces des biquettes. Cela devient du trekking et non plus une simple randonnée

Vulcano_4 Vulcano_3 Vulcano_2

Après avoir bravé la montage, ce sable noir et ces arbustes, nous sommes au sommet, face au cratère ! La vue panoramique que nous y avons est splendide sur ce cratère assoupi, qui expire de fumée de souffre. Nous bénéficions également d’une vue sur les autres îles ainsi que sur notre bateau qui nous attend sagement.  Le drone est lancé, nous en garderons de belles images.

sommet Vulcano Vulcano Iles Eoliennes

Ensuite, nous descendrons par le chemin initial, beaucoup plus facile ! 3h00 de grimpette et 1h00 pour descendre !

A notre retour au bateau, nous continuerons les excursions en allant visiter une grotte, où le jeu de lumière serait à voir. Heureusement, nous y sommes allés avec Larwin et l’annexe, sans payer de guide car on y voit juste que la couleur de l’eau est un peu plus bleue. Joli, mais cela n’en vaut pas le détour.

Par contre, nous aurions bien aimé nous baigner dans les réputés bains de boues aux vertus thérapeutiques. Mais le site était malheureusement fermé.

Nous vous recommandons vivement Vulcano pour une à deux journée.



Lipari :

En février, le beau temps n’est pas encore au rendez-vous. Nous découvrirons Lipari sous la pluie.

Nous nous amarrerons dans la marine Corta qui est le port de pêche, en prenant bien soin de relever la dérive !

Port Lipari

Lipari est la plus grande et la plus animée des îles. Sans voiture, nous irons seulement nous perdre dans les villages en hauteurs qui nous ferons découvrir leur rythme de vie insulaire et nous promener dans la rue commerçante, la via Vittorio Emanuele, qui devient piétonne en soirée et rend l’ambiance très agréable. Nous passerons nos fins de soirée, autour d’un petit verre, en compagnie de nos nouveaux amis et voisins de ponton, Lino, Martin et Léa du voilier Stella.

Stella Lino

Lino, un garçon de 20 ans, de Hambourg, est capitaine d’un voilier de 9 mètre, Stella. Martin et Léa, sont deux amis venus le rejoindre pour un petit bout de parcours. Le contact passe super bien. Nous programmerons pour le lendemain, l’ascension du Stromboli tous ensembles. Notre parcours de la Méditerranée est similaire. Nous échangerons aussi nos coordonnées dans l’espoir de se retrouver sur les flots bleus.

Pour la petite histoire, notre équipier, Cédric, ira même voyager sur Stella, un mois plus tard dans les îles grecques. 

Notre article sur Lino

Panarea :

L’ile est connue par les jet-setters en quête de dolce vita, dans ses ruelles piétonnes sans bruit de circulation.

Pour notre part, nous nous amarrons au seul et unique ponton. Nous resterons, ensuite, manger sur le voilier, le temps de vérifier que l’on ne bouge pas afin de pouvoir quitter le bateau.

Port Panarea

Tout semble bon, nous nous préparons pour une randonnée. Cette dernière fut magnifique. Un agréable chemin permet de monter et descendre l’ile en passant par de superbes paysages entre terre et mer ainsi que par ce village et ses maisons blanches qui attendent la saison pour retrouver leurs habitants.

A notre retour, le vent se lève, le ponton n’est plus un endroit sûr.

Le Stromboli est connu pour ses ancrages difficiles. Il est 18h00, le soleil va bientôt se coucher… Nous n’avons pas le choix, l’ile la plus proche est Stromboli.

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Stromboli :

Nous passerons facilement une heure, dans une nuit noire, à essayer d’accrocher les différents corps-morts. Mais tous sont beaucoup trop légers pour soutenir nos 12 tonnes.

Nous essayerons même de mouiller, mais l’ancre ne tient pas.  Nous sommes fatigués, nous gardons espoir, même si cela devient difficile.

Nous décidons d’aller voir plus loin, hors du sentier des bouées, et trouvons un bout de plage, plus calme et au fond sablonneux. Ça y est ! L’alarme de mouillage est mise, l’ancre tient. Nous sommes rassurés et sauvés ! Nous mangerons vite une boite de raviolis et dodo. ☺

Au réveil, en face du dominant Stromboli, nous sommes de nouveau d’attaque, le soleil est aussi au rendez-vous. Toutefois, notre capitaine n’est pas à l’aise de quitter son bateau toute une journée dans ces conditions. Nous tenterons une accroche avec le seul et dernier corps-mort que nous n’avons pas essayé. Incroyable, la chance nous sourit, il s’avère être assez solide pour nous tenir.

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11h00, nous apercevons au loin, le voilier de nos amis, arrivés pile à l’heure pour notre rendez-vous.

 

Petit conseil : commencez l’ascension en début d’après-midi, après avoir bien mangé car trois bonnes heures de marche vous attendent.  Ainsi, vous atteindrez le sommet vers 18h00, le temps que le soleil se couche pour encore mieux voir des cendres rouges jaillir des cratères. 

Préparez aussi votre sac avec de quoi boire, manger et vous réchauffer une fois en haut et des lampes pour redescendre le soir. 

Par contre, l’ascension est strictement règlementée. Vous ne pourrez monter au-delà de 400 mètres d’altitude sans un guide. 

Donc, nos sacs prêts et le ventre plein, nous sommes parés pour 924 mètre de déniveler à monter. L’ambiance est au beau fixe. Nous atteindrons le sommet 3h00 après. Nous sommes contents d’y être car nous le sentons dans les jambes…  Le Stromboli se mérite !

La fumée nous étouffe et dégage une forte odeur de soufre, c’est irrespirable. Mais nous resterons tous ébahis à observer et écouter ces quatre cratères bourdonner puis jaillir leurs nuages de fumée et leurs éclats de magmas. Nous attendons la nuit afin d’y apercevoir les ébullitions de lave.

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Malheureusement, un guide ne nous laissera pas cette chance. N’étant pas équipés de casques ni accompagné du fameux guide payant obligatoire, nous ne sommes pas en règle. Il nous laissera cinq minutes pour repartir, sous peine de payer l’amende qui s’élève à 500 euros. Nous descendrons aisément mais un peu frustrés…

Stromboli Volcan

De retour au bateau, nous ferons le tour de l’ile afin de, tout de même, voir un jet de lave s’expulser. Et nous en verrons un et entendrons leurs rugissements !

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Ce fut une expérience incontournable et unique !

Notre Video sur les Volcans:

 

La conclusion de notre passage dans ces iles :

Allez-y !

Ces terres volcaniques sont un vrai plaisir pour de nouvelles découvertes et sensations. Pour les yeux de par leurs sommets panoramiques, pour le nez de part cette forte odeur de soufre,  pour les pieds de marcher dans du sable noir et chaud, pour nos oreilles de vivre hors de cette circulation bruyante et enfin, pour nos papilles de part cette délicieuse cuisine sicilienne que l’on y retrouve. En particulier pour les oranges de Lipari… Squisito ! ☺

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