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Le Péloponnèse

Le Péloponnèse

Le Péloponnèse à la voile.

Ce fabuleux tour de la Grèce sur notre voilier jaune s’achève par la découverte du Péloponnèse à la voile. Terre tout aussi belle néanmoins tellement différente des Cyclades que nous venons de parcourir.
Le Péloponnèse offre de belles surprises.
La végétation et les jardins y sont bien plus verts et bien plus fleuri. En effet, il y fait plus humide et en ce mois de mai, nous avons bravé quelques jours de pluie.
Heureusement, ce n’est pas comme en Belgique où il fait froid et où il pleut toute la journée. Ici, ce n’est que quelques gouttes et de courte durée. Comme quoi, en voyage, il faut toujours être équipé pour affronter tous les types de temps et même en été, dans les pays du sud.
Cependant, nous ne serons pas déçus par nos visites. Nous commencerons par Epidavros pour y retrouver nos amis grecs, Athéna et Ioannis.

Nos amis grecs Athena et Ioannis

Nos amis grecs Athena et Ioannis

Epidhavros :
Equipage : Erwin, Larissa, Fanny et Laurent.
La mer sera clémente avec nous pour y arriver. Il fait beau, il n’y a pas de vent. Nous monterons tout de même une grande voile avec la manivelle électrique « MagicWinch » réparée.
Nous serons au moteur tout le trajet, le vent ne faisant que faiblir, mais le soleil restera. La mer est plate comme sur un lac. Fanny et Laurent en profiterons pour sortir leur maillot ! ☺
A notre arrivée dans la baie, nous privilégierons le mouillage, la mer étant très calme. Erwin et Laurent irons ensuite nous chercher le pain en Kayak et Fanny et moi nous préparons le diner – omelette et salade grecque – que nous dégusterons dehors, au soleil.

De retour du marché

De retour du marché

Les forces prises nous nous préparons pour aller randonner dans ces jolies vallées verdoyantes. Epidavros est renommé pour sa culture d’oranger. En effet, il y en a énormément, les collines en regorgent. Sur le chemin, nous irons à la rencontre de nos amis, Athéna et Ioannis. Ils nous indiqueront le chemin qui nous mènera au fameux amphithéâtre.

En randonnée sur Epidavros

En randonnée sur Epidavros

Nous rentrerons de notre balade avec une bonne fatigue dans les jambes et retrouverons nos amis sur leur ketch « Soleil de minuit » où nous passerons une agréable soirée à manger des pizzas et boire des Gins Tonic.
Poros :
Le lendemain, 25 miles nautiques nous attendent. Il fait beau, nous avons 10 à 15 nœuds de vent, mais en pleine face. Nous effectuerons des bords et avancerons à une moyenne de 5 à 6 nœuds. Une heure plus tard, le vent se lève jusqu’à 20-25 nœuds, mais nous n’allumerons pas le moteur et continuons à avancer en réalisant de nombreux bords.

Larwin au près

Larwin au près

Le ciel se couvre, nous arrivons à Poros sous la pluie. Il y a déjà beaucoup de voiliers au mouillage et au port. Nous trouverons tout de même une petite place au mouillage où passer une nuit paisible.
Poros, vue de notre bateau, est très jolie. Un vieux port jalonné de quelques terrasses et cafés. Nous ne perdons pas de temps pour aller y jeter un petit coup d’œil. Malheureusement, le temps d’arriver au port l’orage nous tombe dessus ! Nous sommes trempés et frigorifiés. Nous courons nous réfugier dans un restaurant pour nous réchauffer et manger bien au chaud. L’orage passé, nous allons nous promener entre les oliveraies de Poros. Ça sera encore une agréable randonnée.

Poros vu du mouillage

Poros vu du mouillage



Hydra :
Hydra la douce ou Hydra la terrible ?
Petite ile au mode de vie toujours insulaire ou toute l’organisation tourne autour de son port. C’est aussi la seule ile grecque exempte de toutes circulations motorisées. L’on s’y promène à pieds ou à dos d’ânes.
Hydra est une ile à visiter et cela se ressent. Nous avons pointé le bout de notre nez dans son port pour y trouver une petite place pour notre voilier jaune. Malheureusement, le port est complet. Les bateaux sont ammarrés les uns aux autres et sur trois rangées. C’est hallucinant. D’ailleurs, à notre arrivé, un bateau de la première rangée voulait partir. Du coup, tous les autres voiliers ont dû sortir pour laisser la place. Nous nous sommes retrouvés à cinq bateaux dans ce petit port à devoir s’éviter. Nous avons préféré fuir et rejoindre la baie de mouillage.
Mais là non plus, ce n’était pas chose facile. Il fallait ancrer dans beaucoup de fond et ensuite aller avec l’annexe accrocher les amarres à des anneaux aux rochers. Tout cela en évitant de cogner les autres bateaux et sous la pluie. De plus les ancres n’accrochaient pas du premier coup dû au mauvais fond !
Heureusement, Fanny et Laurent étaient là pour nous aider. Une heure plus tard, nous avons enfin pu éteindre le moteur et profiter !

Mouillage difficile sur Hydra

Mouillage difficile sur Hydra

Le lendemain, le vent se lève et nous n’osons pas quitter le bateau dans ces conditions. Nous tenterons à nouveau notre chance au port. Nous avons bien fait, les places se libèrent, mais non sans mal, car les ancres de chaque bateaux s’entremêlent. Avec patience, on parvient à tout. Une heure après, nous étions amarrés, en première ligne, au ravissant port d’Hydra.
Nous pouvons, dorénavant, contempler ces splendides bastides de ces anciens riches capitaines. Le port en marbre, ces petites mules qui attendent de pourvoir porter les valises des touristes, et nous promener pour admirer le deuxième plus beau couché de soleil au monde ! En effet, il est magnifique.
Nous profiterons de notre excellente place au quai et décidons de rester quelques jours de plus et d’aller nous promener à l’intérieur des terres. C’est un tout autre univers, bien moins touristique.
Hydra, nous ne l’oublierons pas !
(Fanny et Laurent nous quitterons ici.)

Port d'Hydra

Port d’Hydra

Gerakas :
Gerakas, la secrète.
Nous avons navigué toute la journée, il est temps pour nous de nous trouver un refuge pour passer la nuit. Mais sur ce côté Sud-Est du Péloponnèse il n’y a pas grand-chose et nous sommes sans guide touristique pour nous conseiller.
Néanmoins, le bon instinct du capitaine nous conduira dans cette magnifique baie de Gerakas.
Du large, on n’y voit rien à par des falaises sauvages. Mais lorsque l’on continue, et que l’on contourner ces falaises, on entre dans une magnifique baie à l’atmosphère secrète, avec un joli petit village de pêcheurs. Nous sommes sous le charme de notre découverte.

En promenade à Gerakas

En promenade à Gerakas

La baie de Gerakas dispose d’un petit quai, mais qui sera déjà pris par un autre voilier arrivé cinq minutes avant. Sans regrets, nous prendrons une belle place sur le côté pour mouiller.
Notre bateau est magnifique dans cette baie avec son jaune brillant qui contraste avec le paysage. ☺
Nous voulons profiter un maximum de cet endroit, nous irons nous promener jusqu’au bout du village et le soir nous nous offrirons même un petit restaurant où nous dégusterons de délicieux scampis ! Un vrai régal.
Le lendemain, après une paisible nuit, nous profiterons encore de ce lieu enchanteur, en allant explorer la grotte et faire le tour de l’ilot en kayak !
Nous continuerons ensuite notre tour du Péloponnèse à la recherche d’une plus grande ville et d’un port afin de refaire le plein d’eau et d’un nouveau stock de provision car le frigo est vide…

Lefki, la magnifique :
Aujourd’hui, il n’y a pas un pet de vent ! Nous n’avons pas d’autre choix que d’enclencher le moteur jusqu’à la fin de la journée. Mais en contrepartie, nous sommes au soleil, à l’abri du vent, et il fait bien chaud sur le pont. Nous retirons nos couches petit à petit et en profitons pour bronzer toute la journée.
Vers 18h00, nous changeons de cap. Nous étions sur le côté Est du Péloponnèse et dorénavant nous naviguons dans le sud. Mais nous sommes maintenant sur la route des cargos et ils nous le font bien savoir ! Nous nous ferons même « klaxonner » par un gros pétrolier. Malgré nos voiles, nous rendant prioritaire, nous bougerons vite pour lui.
Le vent de retour, nous effectuerons des virements de bords avec la grande voile et le génois, jusqu’à notre destination finale pour la journée ; la baie de Lefki.
Un seul mot : Magnifique
Nous avons le couché de soleil qui nous offre des couleurs magiques sur cette superbe plage et ses montagnes. Le sable est doux et fin. Nous sommes toujours seuls au monde et cela rend cet endroit encore plus féerique. Cela fait aussi le bonheur de Ginger qui gambade dans tous les sens.
Bien ancré, nous passerons une paisible nuit.

Une plage déserte de sable fin

Une plage déserte de sable fin

Githion :
Ca y est, nous avons trouvé notre grande ville. Nous sommes à Githon. Ce n’est pas le plus beau port ni la plus belle ville, mais nous y avons des supermarchés et de l’eau ! Nous y passerons deux jours de repos.

Gérolimenas :
Nous faisons de petite distance en navigation. Mais cela nous plait aussi. Le vent est avec nous, nous avancerons avec 20 nœuds de vent et prendrons 2 ris et un génois complet. Nous avancerons malgré tout entre 5 et 7 nœuds, au près remontant le vent sur 30° bâbord. Pour arriver à destination, nous effectuerons seulement deux bords. Une belle navigation de professionnel !
Par contre le mouillage a été un peu plus chaotique. Nous avons d’abord déposé, malencontreusement, notre ancre sur une zone rocheuse. Nous ne sommes pas rassurés par l’idée. Il faudrait aller vérifier, en plongeant, que l’ancre tient ou ne s’est pas coincée dans un vilain rocher et sera dès lors difficile à retirer… Mais il fait froid avec le vent et l’eau n’a que 20 degré. Nous tirerons à la courte paille pour connaitre celui d’entre nous qui plongera ! Et… C’est Erwin qui s’y colle ☺
Mais il ira voir avec l’annexe et n’aura que la tête à mouiller. Mauvaise nouvelle, l’ancre ne nous retient pas. Nous allons donc en annexe, le masque de plongée sur la tête, sillonner un autre endroit à fond sablonneux. Mission accomplie, nous sommes bien ancré maintenant.
Nous sommes ici dans une baie avec quelques maisons, quelques beaux hôtels et quelques restaurants seulement. Le rythme de vie y est tranquille. Mais ce petit village mérite d’être vu, ne fusse que pour son architecture bâtie de la pierre sortie de leur terre et donnant un style médiéval à la région. Nous nous y promènerons en attendant Clarisse qui nous rejoint pour quelques jours !!! ☺
Durant ces quelques jours de repos, nous en profiterons aussi pour travailler sur notre blog. La sélection des photos faites et les articles écrits, nous devons maintenant les publier à l’aide d’une connexion internet. Pour ce faire, nous irons dans un des restaurants obtenir leur accès au wifi et nous restaurer par la même occasion. Il nous proposerons une « cigale des mers » fraichement pêchée. Erwin fait exploser le budget, mais nous devons en gouter une… Grande première et un régal. C’est aussi bon et plus goutu qu’un homard.

Randonnée avec Clarisse

Randonnée avec Clarisse

Lemeni :
Clarisse est à bord, nous commencerons notre journée par une petite navigation dans une mer calme. Moteur en route, GV + Génois montés pour donner un petit coup de pouce, mais il y aura de moins en moins de vent jusqu’à pétole. Après 5h00 sur l’eau, nous arrivons en fin d’après-midi dans la baie de Lemeni. C’est encore une nouvelle découverte d’un petit village, bâti principalement de restaurants et d’hôtels à l’architecture récente et superbement entretenu, le tout construit le long d’une seule et unique rue.
L’eau spectaculairement turquoise de cette baie nous donne des envies de nager. Mais elle est encore trop fraiche. Nous avons hâte que la mer chauffe pour nous y baigner et y rentrer comme dans une piscine… Nous prendrons notre mal en patience.



Levktron :
Aujourd’hui, la météo annonce un vent de 15 à 20 nœuds pour cette après-midi. Le capitaine est d’humeur à ouvrir les voiles pour sentir les sensations de son bateau qui avance. Le départ est donc annoncé pour le début d’après-midi. C’est parti… Mais en fin de journée, le temps change et le ciel se couvre de gros nuages laissant tomber des gouttes de pluie. Nous irons nous abriter dans la baie de Levktron, en face d’une plage touristique et de zone de source d’eau chaude. Ce ne sera pas le plus bel endroit de mouillage, mais il n’y a pas vraiment d’autres points d’ancrages dans la région.
Pire encore, notre nuit fut atroce. Nous avons été secoués par une vilaine houle amplifiée par des rafales de 30 nœuds. Nous n’étions pas tranquilles et nous sortions toutes les heures vérifier si nous n’approchions pas trop des rochers car nous entendions l’ancre dérapée et l’alarme de mouillage sonner à plusieurs reprises. Il s’avère que c’était un vent du Sahara, chaud, fort et ensablé qui a aussi salit tout le bateau de son sable jaune. Heureusement, plus de peur que de mal.
Nous ne prendrons pas un grand plaisir à découvrir ce village où, au final, il n’y a pas grand choses à voir ni à faire.

Kalamata – Calamata :
Calamata, notre dernière destination sur les terres grecques, et celle d’un changement d’équipage où nous quitterons Clarisse et accueillerons Didier et Gérald.
Mais avant cela, nous irons faire une halte à Mystra pour visiter la fameuse cité Byzantine. Le périple est de taille pour y arriver, trois heures de bus nous attende. Bon à savoir, il n’y a que deux bus sur la journée. Un à 9h00 pour s’y rendre et un à 14h30 pour le retour à ne pas rater ! Il nous faudra nous lever de bonne heure pour prendre le bus de 9h00 qui amène, d’abord à Sparta, puis un autre bus qui nous conduira à Mystra. Heure d’arrivé sur le site, 11h50 ; cela nous laisse que deux petites heures de visites.
Le timing est short… Let’s go ! Nous arriverons à tout voir et cela en vaut la peine. C’est un superbe village et musée archéologique de l’époque Byzantine qui nous invite à voyager à travers le temps et ces superbes ruines datant du XV siècle. Nous marchons sur d’anciennes rues d’une ancienne ville, de chapelles en Eglises avec des peintures murales d’époque, puis jusqu’au Monastère, en passant par le Palace à la citadelle qui offre une remarquable vue sur les vallées verdoyantes du Péloponnèse. Nous ne sommes pas déçus, c’est splendide.

La cité de Mystra

La cité de Mystra

Nous pensions être juste à temps pour le bus du retour et, sachant les grecs ponctuels, nous étions sur le parking à 13h55 pour le bus de 14h00. A 14h15, toujours pas de bus et nous sommes seul à attendre… Ce n’est pas normal car notre bus pour Sparta est à 14h30 ! Il est donc déjà passé. Nous sommes dépités.
Seule solution, descendre à pied au village et prendre un taxi. Le taxi arrive dans la minute. L’espoir fait vivre, nous lui demandons si cela serait possible de rattraper notre bus sur la route. Il passe un appel, prend des petits chemins, s’arrêter au coin d’une rue et dans la seconde, il tombe nez à nez avec notre bus et le stoppe ! Incroyable mais vrai ! Nous économisons 80 euros de taxi de Mystra à Calamata.
Le voyage en bus, bien que long, permet, cependant, de découvrir et contempler les belles collines, puis, sortis de nulle part, un village, puis un autre et tellement typiques.
Nous vous recommandons vivement cette visite.
De retour à Calamata, nous retrouvons le bruit et le trafic des grandes villes. Toutefois, Calamata dispose d’un joli parc en son centre avec un beau marché aux fleurs et de vieux wagons et trains d’époques. La gare a été transformée en café, tout en conservant son authenticité et offre du charme à la ville.

Dans le parc avec l'ancienne gare

Dans le parc avec l’ancienne gare

C’est encore une agréable ville pour du shopping ou pour un petit café.
Nous regagnerons ensuite notre bateau accosté au quai du port public que nous vous conseillons. Le port est grand et dessert deux entrées. A gauche, le port public pour les ferrys et pêcheurs et l’entrée de droite correspond à la marina ou tous les voiliers se trouvent. La marina coute 35 euros la nuit pour notre 42 pieds. Et le port, bien protégé de la houle et du vent, surveillé par des caméras et gardé par les gardes de cotes qui effectuent une ronde régulièrement, 6 euros ! Il faut juste trouver une petite place entre les ferrys et pêcheurs.

Le port public de Calamata

Le port public de Calamata

Conclusion :
Le Péloponnèse fut pour nous riche en surprise. Pour cette partie du pays, nous n’avions pas de guide touristique. Nous nous arrêtions là où cela nous semblait le plus adéquat à notre situation et par rapport à la météo, bien sûr.
Il y a moins de choses à visiter mais cette nature dominante en vaut le déplacement ainsi que la visite de ces villages tellement isolés et perdus dans cette flore. Nous retiendrons en particulier Hydra et ce beau mouillage à Gerakas. Evidemment, nous n’avons que l’aperçu de par la mer, le long des côtes.
Pour ceux qui ont déjà parcouru l’intérieur du Péloponnèse, qu’en était-il pour vous ?

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