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Comment vivre avec le mal de mer ?

Comment vivre avec le mal de mer ?

Vous avez dit mal de mer ?

« Le mal de mer on l’a ou on ne l’a pas. »

On ne choisit pas et il est difficile de le contrôler !

Pour ma part, je l’ai eu dès le début… Même pour une petite navigation d’une après-midi, lorsque nous emmenions nos amis pour une petite virée en mer, à Leucate, dans le golfe du Lion.

Chaque sortie fut difficile.

Dès que nous quittions le port, mon estomac se nouait, je ne savais plus bouger, boire, ni manger jusqu’à ce que nous rentrions.

Il m’était même difficile de voir les équipiers en profiter et moi subir…

Je me demandais comment j’allais pouvoir survivre ces prochaines années et pourquoi j’avais accepté de partir pour un tour du monde sur un voilier !

Malgré tout, je ne perdais pas espoir, en me disant que le temps ferra les choses et que j’irai surement mieux un jour.

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En attendant, j’ai essayé tous les remèdes que chacun me conseillait. A savoir :

  • Le Stugéron
  • Un médicament fait chez un pharmacien à base de caféine
  • Des lunettes avec de l’eau sur leur contour pour me stabiliser au niveau de la mer
  • Des bracelets à mettre à un endroit  précis du poignet
  • Du gingembre confit
  • Rester dehors et regarder l’horizon
  • Ou encore, se caler l’estomac. Mais pour ma part, je me sens mieux avec un estomac léger et en bannissant certains aliments, tel que le chocolat, trop lourd à digérer.

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Malheureusement, rien n’a réellement fonctionné. J’appréhende toujours le départ qui est bientôt donné…

Janvier, le jour j du départ est lancé dans des conditions hivernales pour trois jours de traversée.

Ce fut difficile pour moi, je n’ai rien su boire, ni manger. Autant dire l’horreur !

Arrivé à destination, je revis. Remettre les pieds sur terre me fait un bien fou. Contrairement au capitaine qui a le mal de terre et qui voit tout autour de lui bouger. Chacun son tour. ☺



Pour la suite, nous avons continué en faisant de courtes navigations de jour. Et, petit à petit, j’arrive à manger sur le bateau. Je commence aussi à bien comprendre le maniement du voilier et à me sentir plus à l’aise. Je suis déjà moins malade et je parviens même à profiter de la vie en mer. Cependant, chaque traversée de nuit reste difficile.

Avec le temps, j’ai pu constater que mon mal de mer était lié au stress. En effet, lors d’une autre traversée de plusieurs jours, la première journée s’est merveilleusement bien passée avec de bonnes conditions météorologiques. Jusqu’au soir, où l’on m’annonce que mon quart sera celui de minuit à trois heures. Le stress m’emporte à l’idée d’être seule dans la nuit, fatiguée et responsable de la barre et de la sécurité de tout l’équipage.

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De fait, mon estomac se noue, je n’ai plus d’appétit et je sens les nausées m’envahir. Mon capitaine, compréhensif, me propose alors de faire son quart de 06h00 à 09h00. Je suis soulagée et mon stress s’atténue. J’ai à nouveau faim pour le souper. « Incroyable mais vrai ».

J’ai trouvé la cause de mon mal de mer !

Depuis lors, je vais bien mieux en mer. J’arrive à contrôler cet état de stress et ne plus être malade. Je peux aujourd’hui préparer à manger en bas, et profiter des traversées. ☺

Pour conclure, le mal de mer vient de quelque part. Reste plus qu’à en trouver les causes et les raisons pour réussir à le contrôler ! C’est évidemment très personnel et le temps permettra de trouver la faille en vous.

En tous les cas, je vous souhaite à tous et à toutes beaucoup de courage pour passer chacun de ces moments difficiles et fort désagréables !

En attendant, j’espère avoir pu vous donner de l’espoir en vous racontant que c’est possible de vivre sur un bateau avec le mal de mer.

Et l’expression connue des « 3F »: FROID, FAIM, FRAYEUR …c’est avérée vraie pour moi. Cherchez parmi ces 3 causes possibles 😉

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